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décalage horaire microbiote

Le décalage horaire affecte le microbiote

Le matin à Paris, et le midi à New York, c’est aujourd’hui possible. Ce dépaysement rapide, s’accompagnant souvent du fameux « jet lag » avec son lot de vertiges, de somnolence et de sensations de faim à des horaires aléatoires, se ressent jusqu’au microbiote intestinal, comme l’a mis en évidence une étude israélienne. [1]

C’est en effet l’horloge interne de l’organisme tout entier qui se retrouve impactée lors d’une désynchronisation de l’activité biologique normale alternant entre jour et nuit, mieux connue sous le terme de rythme circadien.

Le microbiote intestinal aurait son propre rythme circadien, avec des variations de composition tout au long de la journée : certaines espèces de bactéries étant plus actives le jour, et d’autres la nuit.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont soumis des souris à un décalage horaire pendant un mois, en jouant sur l’éclairage au sein de la cage des rongeurs. Comme attendu, les animaux se sont mis à manger à des heures irrégulières, et la composition de leur microbiote intestinal a évolué, parallèlement à une prise de poids et à une élévation du taux de sucre dans le sang. En implantant ces microbiotes de souris « test » à des souris dépourvues de germes, ils ont là aussi observé une prise de poids et l’apparition de divers problèmes de santé.

Ces résultats ont également été retrouvés chez l’être humain, grâce à l’analyse des selles de deux voyageurs, tous deux présentant un microbiote altéré et une population bactérienne de Firmicutes plus importante.[2]

 

Un jet lag, ou des horaires irréguliers de travail, aurait donc un effet direct sur la composition du microbiote, et pourrait favoriser la prolifération d’espèces bactériennes associée à l’obésité[3], mais également être à l’origine du développement de maladies métaboliques[4] et de certains types de cancers[5].

 

Afin de diminuer les effets négatifs de ces changements de rythme, à la fois sur la composition du microbiote intestinal et sur le sommeil, il est possible d’associer des probiotiques et de la mélatonine, pour rééquilibrer à la fois la flore intestinale et les taux d’hormone du sommeil.

 

A voir aussi : les aliments qui favorisent le sommeil

 

 

Source : guts microbiota for health

[1]http://www.cell.com/cell/abstract/S0092-8674%2814%2901236-7

[2]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22064556

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22064556

[4] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19360495

[5] http://oem.bmj.com/content/early/2010/10/20/oem.2009.053512.short