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richesse en bactéries intestinales

Ah si j’étais riche en bactéries intestinales

Deux études publiées simultanément dans Nature montrent qu’il existe un lien étroit entre la richesse en certaines bactéries intestinales et le statut métabolique des individus.

Les chercheurs ont analysé le génome bactérien intestinal de 134 personnes non-obèses et 207 obèses grâce à une nouvelle technique appelée métagénomique quantitative. Ils ont mis en évidence que 25 à 40% des individus possèdent un microbiote intestinal « pauvre » en espèces bactériennes (c’est-à-dire un microbiote moins diversifié). Ces individus « pauvres » en bactéries ont un risque plus important que les personnes « riches » de développer des complications liées à l’obésité : diabète de type 2, problèmes lipidiques, hépatiques, et cardiovasculaires.

L’inflammation chronique serait alors le médiateur car plus fréquente dans la population « pauvre ». L’analyse des habitudes alimentaires a également permis de mettre en évidence que la « pauvreté » du microbiote intestinal était associée à une plus faible consommation de fruits, de légumes et de poissons.

De plus, il semble possible d’augmenter la richesse des communautés bactériennes intestinales initialement pauvres et d’améliorer les caractéristiques cliniques grâce à un régime alimentaire spécifique (riche en protéines et en fibres, et pauvre en calories). Combinées, ces deux études montrent que la voie est ouverte non seulement au diagnostic chez les individus à risque mais également à l’intervention grâce à des recommandations nutritionnelles.

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Cotillard et al., 2013, Nature, 500(7464):585-8 ; Le Chatelier et al., 2013, Nature, 500(7464):541-6.

 

Etude mise en ligne le 17 août 2015