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carte mondiale antibiorésistance

Une carte mondiale de l’antibiorésistance des microbiotes intestinaux

Bien que le slogan « les antibiotiques, c’est pas automatique ! » soit bien ancré dans les esprits, la prescription de ces derniers, notamment à large spectre, reste une pratique courante dans le monde entier. C’est ce qui a poussé des chercheurs russes à analyser la résistance des microbiotes intestinaux dans 15 pays à travers le monde. Leur but ? Chercher à anticiper les antibiorésistances.

Principe

Leurs résultats sont présentés de façon originale, sous la forme d’une carte interactive, où l’utilisateur peut sélectionner le type d’antibiotique, le pays, et l’étude à l’origine de ces résultats, ces derniers pouvant également être filtrés selon le genre et l’âge des individus étudiés.

Ce travail s’appuie sur les données de plus de 1600 individus ayant participé à 12 études cliniques menées dans 15 pays, et ce premier jeu de données est destiné à être alimenté par de nouvelles études.

Cette carte est disponible sur le site http://resistomap.rcpcm.org/.

 

Quid de la France ?

Les métagénomes français (c’est-à-dire l’ensemble de tous les génomes du microbiote intestinal) présentent les niveaux d’antibiorésistance les plus élevés en Europe, notamment vis-à-vis des fluoroquinolones.

Ce niveau élevé peut s’expliquer par la consommation importante en France d’antiobitiques, dont ceux à large spectre, incluant les fluoroquinolones.

Cette forte antibiorésistante s’observe également en Chine et en Russie, pays dans lesquels les antiobiotiques sont accessibles sans ordonnance.

La Chine est en effet le plus gros consommateur mondial d’antibiotiques, à la fois chez les humains et les animaux, ce qui pose un vrai problème de santé publique[1].

A l’inverse, c’est au Venezuela que les niveaux d’antibiorésistances sont les plus faibles.

 

Bonnes pratiques d’utilisation des antibiotiques

Selon l’OMS, chaque année, rien que dans l’Union européenne, environ 25 000 patients décèdent à la suite d’une infection bactérienne grave et résistante d’origine nosocomiale[2].

Un chiffre amené à augmenter, si les bonnes pratiques d’utilisation des antibiotiques ne sont pas respectées :

  • Ne consommer des antibiotiques que sur prescription
  • Respecter la dose prescrite et la durée du traitement (observance)
  • Privilégier les antibiotiques à spectre étroit, lorsque l’agent infectieux est correctement identifié.

 

[1] http://geopolis.francetvinfo.fr/chine-les-antibiotiques-un-vrai-probleme-de-sante-publique-131027

[2] http://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/antimicrobial-resistance/antibiotic-resistance

Source : https://www.santelog.com/actualites/resistome-une-carte-mondiale-de-lantibioresistance-des-microbiotes-intestinaux

Article mis en ligne le 14 septembre 2017